Interview avec Stéphane Yale

Temps de lecture : 6 minutes

Présentation de Stéphane Yale

Paul Deswattines (journaliste) : Stéphane, pouvez-vous vous présenter ?

Stéphane Yale (réponse) : donc je m’appelle Stéphane, je suis le président de la société OL & DI Consulting, la société a été en 2014. À ce titre, j’ai en charge les activités de développement de la société, aujourd’hui on a une trentaine de collaborateurs que j’ai eu le bonheur d’accompagner aux côtés de mon collègue Steve.

Qu’est-ce qu’OL & DI Consulting ?

Est-ce que vous pouvez expliquer un peu ce que fait l’entreprise au quotidien ? Quels sont les services que vous proposez ?

OL& DI est spécialisé dans le financement de la recherche et de l’innovation. À ce titre, elle accompagne les entreprises, notamment dans l’identification de leurs projets de recherche et développement ou d’innovation en vue d’optimiser les chances d’obtention des financements auprès des guichets financeurs.

L’impact du Web 3 sur les entreprises

J’imagine que de base, vous accompagnez des entreprises Web 2, est-ce que vous sous-entendez un basculement vers des entreprises un peu plus Web 3 ? 

Oui, voilà exactement. On souhaite justement s’aligner par rapport aux avancées technologiques. On sait très bien que le Web 3 est un domaine qui est générateur de beaucoup d’efforts en matière de R&D et d’innovation. Donc, on a souhaité, pour des raisons stratégiques, se positionner également sur ces domaines très actifs en termes d’innovation.

Quel est l’intérêt d’aller vers ces entreprises Web 3 ?

En l’occurrence, aujourd’hui, on assiste à beaucoup de choses nouvelles ou innovantes dans le domaine du web 3. La majorité des personnes, bien entendu, identifient le Web 3 à la blockchain, mais pas seulement. Il y a beaucoup de start-ups qui sont génératrices d’innovations. Aujourd’hui, on souhaite adresser, tout comme on adresse actuellement, le marché de l’innovation et de la R&D que je qualifierai de classique encore à ce jour.

Contenu des innovations et surtout des retombées en matière économique lié au web 3, on a pris ces paris de s’orienter dans ce domaine afin d’accompagner les créateurs d’entreprises qui évoluent dans le domaine du web 3.

Et quelle différence pour vous de travailler avec des entreprises du Web 3  par rapport à des entreprises du Web 2 ?

Alors, la différence est quand même notable puisqu’en fait, les entreprises, dites “classique”, ont un parcours d’innovation qui est plus ou moins connu, notamment auprès des guichets financeurs. Aujourd’hui, les sociétés qui évoluent dans le domaine du Web 3  doivent pouvoirs sensibilisés, car certains financeurs aujourd’hui n’arrivent pas à saisir vraiment la portée de l’innovation, de la R&D  qui peut être menée au sein des entreprises évoluant dans le domaine du web 3. On assiste des porteurs de projets dans le web 3 qui sont très jeunes, mais tout aussi matures. Et puis, ces sociétés là ou ces porteurs des projets, ont aujourd’hui du mal à trouver des financements de type subvention en l’occurrence, et/ou d’orienter leurs projets pour qu’il soit compatible avec les différents budgets financeurs.

On a pris ce pari là, d’accompagner les porteurs de projets ou les sociétés afin de mieux structurer leurs idées ou leurs innovations, pour optimiser également les chances de détention du financement. 

Les services publics et le web 3 

Est-ce que c’est beaucoup plus compliqué au niveau des services publics de travailler avec des entreprises web 3 ou au contraire, c’est plus facile ? 

Alors en fait, il n’y a pas de comparaison puisqu’en fait les curseurs, pour que le projet se fasse financer, il faudrait qu’il soit caractéristique de la R&D ou de l’innovation.  En fait au fond, il n’y a pas de différence car les critères restent les mêmes. Qu’on soit sur une société évoluant dans le web 3 ou une société “classique” qui fait de l’innovation. Les critères définis par les législateurs sont les mêmes, à la différence est plutôt dans la manière d’appréhender cette innovation. Autrement, les critères d’octroi des financements restent identiques. 

Au niveau de la manière de faire, est-ce que les services publics sont plus frileux pour des entreprises du Web 3 ou vous ne voyez pas de différence ?

 Aujourd’hui, nous avons la chance d’accompagner les sociétés qui évoluent dans le domaine de l’architecture. L’administration, ou les experts, qui ont la charge d’expertiser les dossiers, peuvent ne pas être sensibilisés aux innovations qui peuvent être menées dans le domaine de l’architecture. En l’occurrence, il y a quelques années maintenant, il y en a beaucoup qui commencent à être sensibilisées par rapport aux projets menés dans ces secteurs-là. 

Aujourd’hui, on assiste plus ou moins à la même chose concernant les projets menés dans le domaine du Web 3,  il y a certains experts mandatés par l’administration qui ont du mal à appréhender l’innovation dans ce domaine là. Mais aujourd’hui, ces experts sont de plus en plus sensibilisés. Donc la grande question se pose plutôt au niveau des critères d’éligibilité et des travaux du conseil à mettre en évidence.

Accompagner les entreprises dans le web 3 

Et concernant justement votre portefeuille clients, est-ce que vous avez encore plus de clients qui sont dans le Web 2 que des clients qui sont dans le Web 3 ?

À ce jour, notre portefeuille comporte beaucoup plus de sociétés dans le domaine  du web 2. Nous avons  commencé à nous intéresser aux entreprises qui évoluent dans le domaine du Web 3 plus récemment. Donc, bien entendu, l’objectif est de monter en puissance tant dans l’accompagnement des entreprises, du Web 2 et du Web 3. En tout cas, nous avons beaucoup de clients  “classiques” si j’ose dire. Notre objectif reste tout de même d’accompagner de plus en plus d’entreprises évoluant dans le web 3.

Pouvez-vous me donner des exemples d’entreprises ou de startups que vous avez accompagnée pendant ces six derniers mois ?

 Alors ces six derniers mois, nous avons accompagné des sociétés ou startup, tout comme des grands groupes. En l’occurrence, on a comme exemple Trustpair, une entreprise qui évolue notamment dans la sécurisation des transferts bancaires pour des sociétés. L’année dernière, nous l’avons accompagné à lever plusieurs millions d’euros pour l’aider dans son développement. Et il y a beaucoup d’autres exemples de startups qu’on accompagne mais Trustpair est l’exemple le plus parlant.

Avez-vous des exemples d’entreprises Web 3  ?

Aujourd’hui, on est en contact  avec beaucoup d’entreprises majeures dans le domaine du Web 3 . Comme je vous l’ai indiqué tout à l’heure, c’est un marché qu’on adresse récemment et les phases pour des demandes de financement peuvent devenir très longues, car elles peuvent durer jusqu’à six mois. On est plutôt dans des phases d’audit parce qu’on appelle nous, par rapport à notre métier, des phases d’identification des projets en vue de les présenter à des guichets financiers. En tout cas, ce sont des choses qui sont en cours de construction à date, avec un objectif de pouvoir adresser ces projets là au titre des demandes de financement d’ici au mois d’avril.

À l’heure actuelle, vous n’avez pas encore pu vraiment accompagner au-delà de l’audit des entreprises Web 3 ?

Nous n’avons pour l’instant pas d’exemple concret en matière des résultats sachant que les dossiers sont en cours de construction pour des demandes de financements.

Et justement, pourquoi ça prend autant de temps de constituer des dossiers pour des subventions des services publics ?

Alors ça, c’est lié au calendrier des services publics parce qu’en fait pour pouvoir présenter un dossier en matière des demandes de financement les délais sont les mêmes, ce n’est pas uniquement lié au fait que l’entreprise soit du Web 3. C’est un délai qui est lié en l’occurrence au modèle de fonctionnement des guichets financiers. 

Comment vous arrivez à vous rémunérer une fois que ces entreprises-là, que vous avez accompagné, que vous avez audité avant, touchent une subvention publique ?

Il y a plusieurs modèles, de rémunération bien entendu. D’une manière générale, on prend le pari de partager le risque avec les entreprises qu’on accompagne. On se rémunère aux résultats, au succès. Alors, on a une partie en l’occurrence, qui est facturée dès l’instant où la société obtient son financement. Après, bien sûr, certains dossiers où on facture une partie au forfait pour que le client aussi puisse se sentir engagé dans la démarche. En tout cas, de manière générale, on partage les risques en se rémunérant au succès.

Ça montre aussi que de votre côté, vous vous accompagnez des entreprises, des startups auxquelles vous croyez.

Tout à fait. On a des beaux exemples, des sociétés qu’on accompagne. A leur création, elles comportaient un ou deux salariés. Le fait d’avoir pris ces paris là, de partager le risque avec ces startups qui aujourd’hui sont de plus en plus grosses et qui se développent, c’est tout à fait louable pour nous. C’est la même chose, qu’on essaie de faire avec les entreprises du Web 3 parce qu’on fait un pari pour l’avenir, considérant que ces sociétés là vont se développer et être source de génération de richesse.

Pour finir 

Qu’est-ce que vous pensez du Web 3 ?

En fait, je peux faire le parallèle avec l’arrivée d’Internet. C’est un gros événement qui arrive aujourd’hui ou plus récemment comme avec le cloud. En fait, ce sont des technologies qui vous permettent aujourd’hui de faire un bond en avant en matière technologique, il y a des choses qui ne pouvaient pas être imaginées du moment où on n’aurait pas eu la technologie Web 3 alors aujourd’hui, avec cette technologie là, aujourd’hui, on peut évoquer par exemple la blockchain, qui est plus ou moins liée à la technologie web 3. C’est des étapes technologiques qui font que l’être humain aujourd’hui peut faire un bond en avant en matière technologique.

Pour finir cet entretien, avez un dernier mot à ajouter ?

Donc un dernier mot à rajouter consisterait à “résumer” ce que fait OL & DI Consulting aujourd’hui. On a des ingénieurs, des docteurs en sciences qui sont à même d’aborder n’importe quel type de technologies, n’importe quel type de projets innovants ou de recherche et développement qui peut être mis en place par une entreprise. Sachant que c’est le point le plus important que regardent les guichets financeurs, de pouvoir être certain que le projet au titre duquel un financement est demandé, c’est un projet qui relève de la R&D et de l’innovation. Donc, concernant OL & DI Consulting, on a des équipes qui peuvent appréhender les projets menés par des startups pour pouvoir les aligner aux modèles de financement des guichets financeurs.

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