Selon un récent rapport de Whale Hunting, la situation politique au Vénézuela aurait connu un changement significatif.
Ce document affirme l’arrestation de Nicolás Maduro à Caracas ainsi que la suspension de tout transfert vers les États-Unis. L’ancien dirigeant et son épouse auraient été emmenés à bord du USS Iwo Jima en direction de New York, où ils feraient face à des poursuites judiciaires fédérales. Parallèlement, le rapport souligne une problématique complexe qui attire désormais l’attention des analystes financiers : le sort des actifs accumulés sous le gouvernement de Maduro demeure incertain.
Ce changement de régime soulève une question cruciale : où se trouvent les fonds de l’ancien chef d’État ?
Un trésor de guerre converti en cryptomonnaies
Alors que le Vénézuela entre dans un nouveau chapitre sur le plan politique, le cadre économique établi par l’ancien gouvernement reste flou. Pendant plusieurs années, une part importante des ressources nationales semble avoir été transférée. Les recettes pétrolières, les réserves d’or et différents actifs publics auraient fait l’objet d’importants mouvements de capitaux.
Selon le rapport, cette stratégie aurait été, dans un premier temps, conçue pour contourner les sanctions économiques internationales et fonctionner en dehors des circuits bancaires classiques. Ces révélations suggèrent que ces fonds auraient été convertis en cryptomonnaies, notamment en Bitcoin.
Ce système financier alternatif aurait permis au gouvernement de maintenant ses flux économiques. Pour les autorités américaines, localiser et accéder à ces actifs numériques représente désormais problème un défi technique majeur.
Alex Saab, la pièce manquante pour résoudre ce puzzle financier
La situation devient encore plus complexe à ce stade. Alors que Nicolás Maduro comparaît devant la justice, la figure centrale derrière cette ingénierie financière demeure introuvable. Selon Whale Hunting, le nom d’Alex Saab est régulièrement cité comme l’architecte du dispositif. Il serait, en effet, l’unique détenteur de l’accès à un portefeuille numérique, dont la valeur serait estimée par certains analystes à près de 60 milliards de dollars en Bitcoin.
Bien que ce chiffre n’ait pas été confirmé par une analyse publique blockchain, il placerait ces réserves sur un pied d’égalité avec les grandes entités institutionnelles du secteur. En l’absence d’Alex Saab, l’accès à ces fonds numériques demeure purement spéculatif.
De l’or physique au numérique : une alchimie financière
Le rapport tente de retracer le chemin de ces fonds. L’analyse repose sur les mouvements économiques enregistrés, notamment l’exportation de 73,2 tonnes tonnes d’or vénézuélien en 2018, dont la valeur est estimée à environ 2,7 milliards de livres sterling à l’époque.
L’hypothèse en cours serait qu’une fraction de ces fonds aurait été convertis en Bitcoin lorsque son prix évoluait entre 3,000 dollars et 10,000 dollars.
Si ces actifs avaient été conservés jusqu’au pic du Bitcoin, estimée à 69,000 dollars en 2021, la valeur du portefeuille aurait considérablement augmenté.
Ces transactions auraient transité par de nombreuses intermédiaires internationaux, notamment en Turquie et aux Émirats Arabes Unis, avoir d’être sécurisées via des protocoles de mixage et stockées sur des supports hors-ligne, appelés « cold wallets », rendant difficile la traçabilité des fonds.
Une impasse tant financière que technique
Étant donné que les procédures judiciaires contre Nicolás Maduro se déroulent à New York, l’aspect financier de ce dossier demeure donc non résolu.
La question de savoir si Mr Saab sera coopératif ou si la localisation des clés de chiffrement sera retrouvée, reste sans réponse. Bien que Washington ait transféré l’ancien président avec succès, l’accès aux ressources économiques de l’ancien régime reste cependant mystérieux. Pour les enquêteurs, l’enjeu est désormais de décrypter l’accès à ces actifs numériques, une tâche qui s’avère impossible à résoudre sur le plan technique sans les codes nécessaires.
Source : Whale Hunting

