Robinhood, la plateforme américaine s’adressant au millenials, veut renforcer sa présence dans l’univers de la cryptomonnaie. Pour cela elle aimerait tokeniser une série de gamme d’actifs européens. Voyons ensemble de quoi il en retourne dans cet article.
Une plateforme qui veut devenir le « Brocker de la blockchain »
En 2025, au cours d’un événement à Cannes, la plateforme américaine a annoncé le lancement de ses actions tokenisés. Cela consiste en l’achat de parties d’actions, qui s’échangent sans frais 7 jours sur 7 et 24h/24 en ce qui concerne les européens. Cette perspective n’est pas sans susciter des réserves.
En effet , si les actions sont sous la forme de Tokens, elles sont dans l’écosystème de Robinhood et ne circulent pas au sein de la blockchain.
Dans un entretien à Cryptoast, Johan Kerbrat explique qu « Il existe deux manières de Tokeniser. Vous pouvez tokeniser directement des actions co-chain, ou bien générer des dérivés d’actions. Nous avons opté pour la deuxième option. »
L’objectif de Robinhood est de créer un environnement favorable à la Blockchain, et pas d’en fabriquer elle-même.
Le directeur de la branche crypto explique qu’il observe la tokenisation comme une technologie très utile et que le but est de la démocratiser à ses clients. Pour le moment, Robinhood ne donne accès qu’à 65 crypto-monnaies, mais elle cherche à se développer.
Une stratégie d’ores et déjà visible en chiffres.
Si on en croit les chiffres de 2025, la stratégie semble gagnante. Ainsi, la plateforme américaine revendique 51 milliards de cryptomonnaies, 232 milliards de volumes crypto, ainsi qu’1 milliard de dollars placés en staking.
Pour se renforcer dans le secteur de la cryptomonnaie, la plateforme s’est offert Tradefi pour 180 millions de dollars en mai 2025, puis Bitstamp, une plateforme crypto pour 200 millions de dollars. Selon les données de kaiko, la plateforme représente entre 4 et 6% des volumes d’échanges cryptos en europe, avec le rachat de Bit Stamp.
Pour avancer dans la tokenisation, un layer 2 a été lancé. Un layer 2 se définit comme une sous couche à une blockchain déjà existante. Ce procédé sert à répondre à des questions auxquelles la blockchain ne répond pas assez rapidement. Içi, l’objectif est de réduire les frais, et de rendre plus accessible et fluide le marché des cryptos pour ses clients
Les projets européens de Robinhood
La plateforme US selon Johann Kerbrat est un marché à conquérir. Ainsi elle aimerait « tokeniser » le CAC 40, ce qui aurait un impact sur la capitalisation boursière française. Ensuite, les objectifs suivants seront le marché de l’art ainsi que l’immobilier. L’objectif est de démocratiser l’accès à ses produits.
Ce procédé de tokeniser un actif tangible, se nomme RWA. Cela consiste en la division de la valeur d’un bien en morceaux. Pour prendre l’exemple de l’immobilier, un appartement parisien valant 50000 euros, serait divisé en 500000 tokens à 1 euro. Une œuvre d’art verrait la division de sa valeur en plusieurs fractions, des parts numériques seraient ainsi dans la poche de plusieurs investisseurs.
Sur les actions, le potentiel du marché de la tokenisation à en croire Blackrock, McKinsey et Binance est estimé à 30000 milliards de dollars en 2030. Robinhood, si elle s’avérait être capable de permettre le développement de ce marché à une grande échelle, serait la première plateforme mondiale en la matière.
Ce qu’il faut retenir sur les projets de Robinhood en Europe.
Robinhood, plateforme US populaire auprès des millenials, cherche à s’implanter en Europe. Pour se faire, elle veut entrer sur le marché des actions tokenisé. Ainsi elle a affirmé ses ambitions sur le marché boursier français, mais également sur l’immobilier et le marché de l’art. Avec cette stratégie, elle serait en passe de devenir l’entreprise sur laquelle repose l’économie basée sur les Tokens.
