Le 15 janvier dernier, la banque KBC, la deuxième plus grande banque de Belgique, va proposer aux investisseurs d’échanger des cryptomonnaies via uniquement la plateforme d’investissement en ligne Bolero. Les cryptomonnaies en question seront les bitcoins et les Éthers dans un premier temps. D’autres crypto-monnaies suivront par la suite.
« En offrant la possibilité d’acheter et de vendre des crypto-monnaies dans un cadre réglementé, nous rendons l’innovation concrète et accessible. Nous montrons également que KBC reste prête à assumer son rôle d’innovateur sur un marché où de nouveaux acteurs évoluent rapidement » explique Erik Luts, chief innovation officer chez KBC Group.
C’est la première banque belge à proposer ce service. Auparavant les belges devaient se tourner vers des néo-banques (banques en ligne) qui ont une offre crypto comme Revolut ou N26, ou des plateformes étrangères (Binance, Coinbase et OKX).
Sur le plan européen, selon un rapport de l’industrie bancaire, près de 60 banques proposent de tels services.
Cette évolution répond à une demande croissante des clients. En effet, une étude de l’autorité des services et marchés financiers (FSMA) montre que 45% des belges sont déjà investis dans les cryptomonnaies et 60% de la clientèle de Boléro à moins de 40 ans.
Une ouverture aux cryptos contrôlée et régulée.
Cette annonce, qui avait été faite au mois de Juillet, a été permise avec la parution de la loi belge d’application sur le sujet en décembre 2025, avec une application mise en place en janvier 2026.
Cette possibilité sera effective durant la semaine du 16 février, dans le cadre du règlement européen des marchés d’actifs numériques (MICAR). Le MICA ou règlement européen des marchés crypto actifs selon l’AMF « vise à encadrer les émissions et les services (…) qui ne relèvent pas des réglementations existantes en matière d’instruments financiers et de produits financiers, en créant un cadre réglementaire européen harmonisé. »
De fait, les marchés de cryptomonnaie sont surveillés désormais en Belgique par la banque nationale de Belgique ainsi que l’autorité des services et des Marchés financiers.
Quelles conséquences pour les clients ?
Ainsi, les investisseurs particuliers recevront les avertissements et les informations nécessaires sur les risques. KBC a précisé aux clients que les cours peuvent varier fortement, que la perte totale de la mise est possible, et qu’il n’y a aucune couverture par le système de garantie des dépôts.
Par ailleurs, Céline Pfister, PDG de Boléro, a déclaré que du matériel éducatif sera fourni par l’académie de la plateforme pour faire en sorte que les investisseurs puissent comprendre l’environnement crypto.
Ils passeront un test obligatoire de connaissances et d’expérience pour vérifier s’ils connaissent les enjeux liés aux crypto-monnaies.
Ensuite, la plateforme fonctionnera sur une base d’exécution, ce qui veut dire que les clients n’auront pas de conseils en investissement, et feront face à leurs décisions en la matière.
Quelle Sécurité du modèle pour les clients ?
L’usage de cette plateforme se fera via un modèle « boucle fermée », ce afin de diminuer les risques de blanchiment d’argent et de fraude. Les actifs ne peuvent pas être transférés vers des portefeuilles extérieurs et la banque assure les services de garde.
Un porte-parole de KBC a déclaré au site Coin Telegraph que la banque a soumis une notification complète à l’autorité compétente, la Banque nationale de Belgique, sur l’aspect de la fourniture de services de crypto actifs.
« KBC est un CASP autorisé, ayant reçu l’approbation des autorités de contrôle belges pour fournir des services de crypto-monnaie… Nous nous conformons à toutes les obligations légales, y compris la déclaration des crypto actifs aux autorités compétentes »
https://x.com/Cointelegraph/status/2011989379573588162
Une nouvelle étape dans le développement des cryptos
Ainsi KBC va ouvrir son marché aux crypto-monnaies à compter du 16 février, conformément à ce que permet la loi belge paru en décembre dernier. L’usage se fera dans le cadre de la plateforme Boléro. Les futurs possesseurs de cryptos devront passer des tests au préalable. Ils n’auront aucun conseil d’investissement et prendront leurs risques en toute connaissance de causes. Cela se déroule dans un cadre unifié européen qui est valable depuis le début 2026

