Une voiture exploite des cryptomonnaies en stationnement
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Une voiture exploite des cryptomonnaies en stationnement

Le constructeur automobile canadien Daymak a présenté le « 2023 Spiritus » en juin. Une voiture qui mine des bitcoins et autres pour son propriétaire lorsqu’elle est garée, selon le principe simple suivant : « Appuyez sur PLAY pour miner. Appuyez sur PAUSE pour arrêter ». Le fondateur de Daymak est très enthousiaste, mais les critiques ne croient pas au concept.

« Chez Daymak, nous pensons que la crypto est l’avenir. Qu’il s’agisse de Dogecoin, Bitcoin, Ethereum, Cardano ou autre, la technologie blockchain fera partie intégrante de notre vie quotidienne. La plupart des gens ne comprennent pas ce qu’est [cette technologie] et ce qu’elle peut faire, c’est pourquoi notre objectif est de la simplifier », peut-on lire sur le site web du constructeur automobile canadien Daymak. Pour y parvenir, l’entreprise construit actuellement une voiture qui mine des cryptocurrences pour son propriétaire lorsqu’elle est garée.

L’énergie nécessaire à l’exploitation minière, qui consomme beaucoup d’énergie, sera fournie par les panneaux solaires de la société

Fondée en 2002 par Aldo Baiocchi, Daymak a depuis produit et lancé des vélos et des scooters électriques. Aujourd’hui, avec la « Spiritus », qui a été officiellement présentée en juin, la première voiture électrique a été ajoutée – une voiture biplace à l’allure futuriste qui est également censée être capable de se conduire de manière autonome. Puisque la conduite autonome nécessite des dizaines de milliers de petits ordinateurs et une technologie sophistiquée, M. Baiocchi explique à la plateforme d’information Wired : « Nous avons déjà l’équipement nécessaire [de toute façon] dans la voiture » – alors pourquoi ne pas l’utiliser lorsque le véhicule est à l’arrêt ? L’exploitation minière est très gourmande en énergie. Pour rendre le processus un peu plus écologique, Daymak prévoit d’intégrer des panneaux solaires au « Spiritus ».

Le « Spiritus » se mine lui-même et transfère la valeur en dollars US directement à son propriétaire

Les futurs propriétaires de « Spiritus » seront déchargés de tous les travaux : Une fois que la voiture aura extrait une certaine valeur en crypto-monnaies, celle-ci sera transférée directement sur le compte bancaire du propriétaire en dollars américains. Selon le fabricant, il est également possible de spécifier un dépôt cryptographique comme destination de l’argent au lieu d’un compte bancaire. Comme le rapporte le magazine 1E9, le « Spiritus » devrait rapporter une dizaine de dollars US par jour.

La ruée vers le nouveau véhicule est grande : fin juillet, Daymak a informé ses followers sur Twitter que des précommandes d’une valeur totale de plus de 500 millions de dollars américains avaient déjà été passées et que la possibilité de précommander était donc encore disponible jusqu’à fin septembre.

Le modèle de base « Deluxe » est proposé à un peu moins de 20 000 dollars US, le modèle « Ultimate », doté d’un moteur plus puissant et d’une plus grande autonomie, à un peu moins de 150 000 dollars US.

Les critiques à l’égard du nouveau « Spiritus » proviennent de nombreux côtés : sécurité routière, utilisation durable, etc

Si M. Baiocchi et, apparemment, de nombreux clients sont enthousiastes à l’égard de la nouvelle voiture et du concept d’exploitation minière intégrée, il y a aussi quelques voix critiques : Par exemple, 1E9 rapporte les propos d’experts qui estiment que la technologie des crypto-monnaies se développe trop rapidement pour construire un véhicule minier durablement productif – selon eux, la technologie intégrée dans le « Spiritus » pourrait déjà être obsolète dans quelques années. Selon le rapport, d’autres experts considèrent que les voitures électriques ont davantage le potentiel de servir la communauté en stabilisant le réseau électrique. Shaoshan Lin, fondateur de la société Perceptin et expert en conduite autonome, est également critique à l’égard de l’utilisation d’une voiture pour le minage de crypto-monnaies, selon Wired – traiter le logiciel d’une voiture comme un PC pourrait la rendre vulnérable (en termes de matériel et de logiciel) et ainsi compromettre la sécurité routière. Une étude récente de l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) va dans le même sens.

Néanmoins, le « Spiritus » de Daymak apporte au marché une technologie innovante qui pourrait également influencer le développement futur des véhicules. Il reste à voir dans quelle mesure les véhicules dont les ordinateurs sont également utilisés à des fins autres que la circulation seront réellement utilisables et sûrs et pourront encore être fabriqués grâce aux nouvelles innovations.

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